Oui, docteur, aujourd'hui j'accepte de voir cette satané vérité toute boutonneuse droit dans les yeux et d'entendre ce qu'elle a à me dire, cette vieille peau. Oui, cette quête d'une cosmétique plus respectueuse de mon corps, de mes cheveux et accessoirement de l'environnement (oui, je suis qu'un affreux animal égoïste), part complètement en sucettes! Mais à un point! J'ose même pas faire un bilan de ces 6 derniers mois, vous risquez de me foutre dans une caisse et me jeter à la mer. Est-ce que j'ai changé mes habitudes? Heu.... Quelles sont mes nouvelles routines? Heu....Me suis-je au moins débarrassé de mes anciens produits complètement neuneu niveau composition? Heu...
Et pourtant ce n'est pas la motivation qui me manque. Mais je me dois de constater qu'à part être revenue à mes cheveux crépues, j'ai pas fait grand chose depuis 8 mois! Bon, disons qu'au début, je m'y suis mise à fond. J'ai acheté du savon d'alep par ci, du rhassoul par là, des nouvelles crèmes avec moins de cochonneries et en novembre, j'ai fait une grosse commande sur Aroma-zone : huiles et beurres végétales, argiles, savon au lait d'ânesse, gel d'aloe vera, bol chauffant, c'était parfait pour démarrer.... Alors pourquoi le bilan est si catastrophique? Pourquoi cette commande prend la poussière au fond de mon armoire et que je me tartine toujours d'un bon nombre saloperies?
Et pourtant ce n'est pas la motivation qui me manque. Mais je me dois de constater qu'à part être revenue à mes cheveux crépues, j'ai pas fait grand chose depuis 8 mois! Bon, disons qu'au début, je m'y suis mise à fond. J'ai acheté du savon d'alep par ci, du rhassoul par là, des nouvelles crèmes avec moins de cochonneries et en novembre, j'ai fait une grosse commande sur Aroma-zone : huiles et beurres végétales, argiles, savon au lait d'ânesse, gel d'aloe vera, bol chauffant, c'était parfait pour démarrer.... Alors pourquoi le bilan est si catastrophique? Pourquoi cette commande prend la poussière au fond de mon armoire et que je me tartine toujours d'un bon nombre saloperies?
Au fond, la réponse est simple : qu'on est une étudiante et qu'on doit se taper 30 heures de cours en semaine, c'est la merde : on n'a pas de temps et pas sous, et on a juste envie de rendre sa vie moins merdique. De la boue dans les cheveux en guise de shampoing et un savon puant faisant office de réveil matin, au bout d'un moment, mayday! mayday! J'ai enchaîné 3 savons d'alep et pis un matin, j'en avais plus alors j'ai chopé le gel à douche à mon frère. Pis, j'ai sauté sur mon ancien shampoing et j'ai carrément embrassé mon p'tit Marseillais en envoyant un coup de boule à Yannick Noah et sa crème au beurre Ecoute ta Nature! S'il te plait contente toi de chanter pieds nus, mec. Bref, je suis faible, j'ai craqué.... Mais vous savez, oh que c'était bon! Oui! C'est comme si je m'étais coltiné de la soupe au choux depuis des jours et que tout d'un coup, j'ai envoyé valser l'assiette contre le mur et que j'ai couru m'acheter des muffins au chocolat au coin de ma rue. DÉLIVRANCE. EXTASE. BONHEUR.
Oui, ça m'a fait du bien de retrouver des odeurs bien parfumées et gourmandes ainsi que des textures onctueuses, crémeuses et fondantes. Ca m'a fait du bien de me laver à nouveau les cheveux rien qu'en 3 minutes. Alors qu'est-ce que tout ça signifie? Ai-je mis la barre trop haute? Est-ce que la cosmétique naturelle n'est pas un si bon choix que ça? Et si finalement la cosmétique que j'ai toujours connu était ce qu'il y avait mieux pour satisfaire mes attentes de consommatrice? Aujourd'hui, ne vivons pas nous dans une société ayant une dynamique qui influe sur nos choix et désirs?
Surconsommation, diktat de l'esthétique, course contre la montre, voilà dans quoi on baigne depuis plus d'une cinquantaine d'années. La montée en puissance d'une dictature de l'esthétique associée à un écrasement de notre emploi du temps au fil des années ont eu pour conséquence indéniablement qu'en tant que consommateurs, on veut des jolis produits qui sentent bons, glissent sur la peau et font preuve d'une certaine efficacité et rapidité en matière d'utilisation. Oui, on veut du COSMETIC FAST-FOOD. Et ça la cosmétique conventionnelle nous l'offre sur un plateau d'argent, accompagné de champagne et de caviar. Alors Madame, vous avez choisi? Vous prenez quoi? -Je vais prendre un menu shampoing anti-pelliculaire et gel douche pour peaux sèches. Avec ou sans fleur de douche? -Euh, avec... Et quel parfum le gel? -Vous avez, quoi comme parfums? Vanille, chocolat, fraise -Je vais prendre Fraise! D'accord, ça sera tout? -Oui! Ca fait 4,99€, s'il vous plait.
Comment résister à toute cette facilité? Et quand on y comprend rien à ce qui se trame derrière les portes des usines, est-ce qu'on se pose même réellement la question? Voilà votre commande. -Merci! On consomme, pis c'est tout. Et puis ai-je vraiment renoncé à ma surconsommation évidente de cosmétiques? En ce moment, je teste des produits et j'utilise 8 savons différents. Parce que c'est ça aussi le chemin vers une meilleure consommation. Mieux consommer, ce n'est pas simplement se choper des huiles de je ne sais quel île ou montagne du pacifique, c'est également faire l'effort de ne pas faire des collections de cosmétiques digne d'un vieux riche dégueulasse. En tant que blogueuse et butineuse incorrigible, je suis amené à tester encore et encore des produits. Comment concilier une telle activité et des attentes de consommatrice avec une approche que je revendique respectueuse de mon corps et inévitablement de mon environnement?
Tout ça, pour vous dire quoi au final? Choisir le naturel, est-ce mieux consommer? Oui, même si certains produits ne sont pas adaptés à tout le monde et requièrent un niveau de connaissance afin de correctement les manipuler comme les huiles essentielles, les produits naturels sont respectueux de l'épiderme, des cheveux, et de l'environnement. Peut-on vraiment se contenter que des produits naturels? Bien sûr que oui mes cocos! C'est ce que font les femmes de contrés lointaines : toute l'année, rhassoul sur la tête, beurre de karité bien jaune pour s'hydrater le corps, savon d'alep pour se laver, what else? Pourrais-je moi m'en contenter? Non. Ah non! Car ils n'apporteront jamais une satisfaction complète vis-à-vis de ce que j'attends de mes cosmétiques pour la simple raison qu'il est hors de question que j'abandonne ce plaisir de me tartiner le corps d'une délicieuse crème au parfum d'amande ou de monoï. En plus, je m'étais promis au début de cette aventure de ne jamais me mettre dans un état de privation.
Est-ce que j’abandonne alors ce projet? Oh, mais vous avez bu ou quoi? Non! Je ne peux pas avec toutes les informations que j'ai accumulés sur l'industrie de la cosmétique et tout ce qu'il nous foute dans nos pots de crème (silicones, parabens, sulfates, chlorhydrate d'aluminium, PEG, EDTA tetrasodium...) revenir tout bonnement à mes anciennes habitudes. Non, mais! Et puis, je me suis découverte une petite passion concernant cette quête de secrets de beauté de ces femmes d'ailleurs qui vivent dans la simplicité et proches de Dame-Nature. C'est un voyage à travers les pays et cultures sans bouger de mon lit! Comment laisser tomber ça? C'est trop enrichissant! Alors je fais quoi? Nouveau départ, mes chéries!
Je suis bien consciente désormais de 2 choses : cette aventure lorsqu'on décide de s'y mettre est un long parcours qui s'étend sans doute sur des années et sa réussite n'est possible qu'à la condition d'un bon équilibre et progressif entre produits naturels, d'origine naturelle artisanale (c'est à dire la cosmétique maison, fermes, coopératives) pour satisfaire cette nécessité dont on a besoin de texture agréables tant au toucher qu'à l'odorat, d'origine naturelle industrialisé (cosmétiques bio&co en grandes surfaces) et conventionnels, ces 2 dernières catégories sans doute disparaîtront quand j'aurais parfaitement maîtrisé la tambouille dans mon p'tit appartement. Quand mon aventure part en sucettes... ben, je reprends le taureau par les cornes!


Oui, ça m'a fait du bien de retrouver des odeurs bien parfumées et gourmandes ainsi que des textures onctueuses, crémeuses et fondantes. Ca m'a fait du bien de me laver à nouveau les cheveux rien qu'en 3 minutes. Alors qu'est-ce que tout ça signifie? Ai-je mis la barre trop haute? Est-ce que la cosmétique naturelle n'est pas un si bon choix que ça? Et si finalement la cosmétique que j'ai toujours connu était ce qu'il y avait mieux pour satisfaire mes attentes de consommatrice? Aujourd'hui, ne vivons pas nous dans une société ayant une dynamique qui influe sur nos choix et désirs?
Surconsommation, diktat de l'esthétique, course contre la montre, voilà dans quoi on baigne depuis plus d'une cinquantaine d'années. La montée en puissance d'une dictature de l'esthétique associée à un écrasement de notre emploi du temps au fil des années ont eu pour conséquence indéniablement qu'en tant que consommateurs, on veut des jolis produits qui sentent bons, glissent sur la peau et font preuve d'une certaine efficacité et rapidité en matière d'utilisation. Oui, on veut du COSMETIC FAST-FOOD. Et ça la cosmétique conventionnelle nous l'offre sur un plateau d'argent, accompagné de champagne et de caviar. Alors Madame, vous avez choisi? Vous prenez quoi? -Je vais prendre un menu shampoing anti-pelliculaire et gel douche pour peaux sèches. Avec ou sans fleur de douche? -Euh, avec... Et quel parfum le gel? -Vous avez, quoi comme parfums? Vanille, chocolat, fraise -Je vais prendre Fraise! D'accord, ça sera tout? -Oui! Ca fait 4,99€, s'il vous plait.
Comment résister à toute cette facilité? Et quand on y comprend rien à ce qui se trame derrière les portes des usines, est-ce qu'on se pose même réellement la question? Voilà votre commande. -Merci! On consomme, pis c'est tout. Et puis ai-je vraiment renoncé à ma surconsommation évidente de cosmétiques? En ce moment, je teste des produits et j'utilise 8 savons différents. Parce que c'est ça aussi le chemin vers une meilleure consommation. Mieux consommer, ce n'est pas simplement se choper des huiles de je ne sais quel île ou montagne du pacifique, c'est également faire l'effort de ne pas faire des collections de cosmétiques digne d'un vieux riche dégueulasse. En tant que blogueuse et butineuse incorrigible, je suis amené à tester encore et encore des produits. Comment concilier une telle activité et des attentes de consommatrice avec une approche que je revendique respectueuse de mon corps et inévitablement de mon environnement?
Tout ça, pour vous dire quoi au final? Choisir le naturel, est-ce mieux consommer? Oui, même si certains produits ne sont pas adaptés à tout le monde et requièrent un niveau de connaissance afin de correctement les manipuler comme les huiles essentielles, les produits naturels sont respectueux de l'épiderme, des cheveux, et de l'environnement. Peut-on vraiment se contenter que des produits naturels? Bien sûr que oui mes cocos! C'est ce que font les femmes de contrés lointaines : toute l'année, rhassoul sur la tête, beurre de karité bien jaune pour s'hydrater le corps, savon d'alep pour se laver, what else? Pourrais-je moi m'en contenter? Non. Ah non! Car ils n'apporteront jamais une satisfaction complète vis-à-vis de ce que j'attends de mes cosmétiques pour la simple raison qu'il est hors de question que j'abandonne ce plaisir de me tartiner le corps d'une délicieuse crème au parfum d'amande ou de monoï. En plus, je m'étais promis au début de cette aventure de ne jamais me mettre dans un état de privation.
Est-ce que j’abandonne alors ce projet? Oh, mais vous avez bu ou quoi? Non! Je ne peux pas avec toutes les informations que j'ai accumulés sur l'industrie de la cosmétique et tout ce qu'il nous foute dans nos pots de crème (silicones, parabens, sulfates, chlorhydrate d'aluminium, PEG, EDTA tetrasodium...) revenir tout bonnement à mes anciennes habitudes. Non, mais! Et puis, je me suis découverte une petite passion concernant cette quête de secrets de beauté de ces femmes d'ailleurs qui vivent dans la simplicité et proches de Dame-Nature. C'est un voyage à travers les pays et cultures sans bouger de mon lit! Comment laisser tomber ça? C'est trop enrichissant! Alors je fais quoi? Nouveau départ, mes chéries!
Je suis bien consciente désormais de 2 choses : cette aventure lorsqu'on décide de s'y mettre est un long parcours qui s'étend sans doute sur des années et sa réussite n'est possible qu'à la condition d'un bon équilibre et progressif entre produits naturels, d'origine naturelle artisanale (c'est à dire la cosmétique maison, fermes, coopératives) pour satisfaire cette nécessité dont on a besoin de texture agréables tant au toucher qu'à l'odorat, d'origine naturelle industrialisé (cosmétiques bio&co en grandes surfaces) et conventionnels, ces 2 dernières catégories sans doute disparaîtront quand j'aurais parfaitement maîtrisé la tambouille dans mon p'tit appartement. Quand mon aventure part en sucettes... ben, je reprends le taureau par les cornes!




